Célèbre pour la richesse et la modernité de sa correspondance, notamment les nombreuses lettres adressées à sa fille, la Marquise de Sévigné occupe une place singulière dans le patrimoine littéraire. Ses séjours à l’abbaye de Notre-Dame de Livry ont durablement marqué l’histoire locale, faisant d’elle une figure incontournable du patrimoine livryen.
Pour l'occasion, une programmation culturelle spéciale lui sera dédiée en février, avec une série de rendez-vous ouverts à tous et une mini-série historique à découvrir chaque dimanche sur cette page.
À travers cette programmation, la Ville de Livry-Gargan affirme sa volonté de valoriser son patrimoine historique et littéraire, tout en proposant des temps forts culturels accessibles et vivants, à destination de tous les publics.
Madame de Sévigné, la Dame de Livry (mini-série historique)
Épisode 1/4 - La Dame de Livry
Née le 5 février 1626 à Paris, Marie de Rabutin-Chantal devient orpheline très jeune. À l’âge de sept ans, elle est recueillie par son oncle Philippe de Coulanges et son épouse. Élevée à Sucy-en-Brie aux côtés de leurs enfants, elle bénéficie d’une éducation libre et moderne : elle lit les auteurs de son temps et affine son esprit par la pratique de la conversation.
En 1644, elle épouse Henri de Sévigné, issu d’une grande famille bretonne. De cette union naissent deux enfants, Marguerite-Françoise et Charles. Veuve à seulement 24 ans, elle perd son mari en 1651, mort lors d’un duel.
En 1669, sa fille épouse le comte de Grignan, nommé lieutenant général du roi en Provence. Ce départ de Paris est une profonde source de tristesse pour Madame de Sévigné, qui entame dès 1671 une correspondance assidue avec sa fille. Servie par une plume remarquable et un sens aigu de l’observation, cette correspondance offre une peinture vivante de son époque et devient l’une des plus brillantes et célèbres œuvres épistolaires de la littérature française.
Femme du monde, la marquise de Sévigné a également pour oncle Christophe de Coulanges, qui devient pour elle une figure paternelle. Celui-ci est commendataire de l'abbaye Notre-Dame-de-Livry, où elle séjourne régulièrement. Dans les lettres adressées à sa fille, elle évoque souvent Livry, pour laquelle elle exprime un attachement sincère.
Épisode 2/4 - La Marquise de Livry
À Livry-Gargan, la figure de Madame de Sévigné est intimement liée à l’abbaye Notre-Dame-de-Livry. La marquise ne tarit pas d’éloges sur ce lieu qu’elle qualifie de « plus charmant du monde ».
Dans sa lettre n°281 adressée à sa fille, elle écrit : « La beauté de Livry est au-dessus de tout ce que vous avez vu : les arbres sont plus beaux et plus verts, tout est plein de ces aimables chèvrefeuilles ; cette odeur ne m’a point encore dégoûtée ; mais vous méprisez bien nos petits buissons, auprès de vos forêts d’orangers. ».
À chacune de ses visites, le récit de ses séjours à Livry se fait élogieux. Elle confie ainsi : « Je n’ai pas le mot à dire à tout le premier article de votre lettre sinon que Livry est mon lieu favori pour écrire. Mon esprit et mon corps y sont en paix… ».
Alors baptisé Livry-en-Aulnoye, le lieu compte parmi les plus agréables des environs de Paris. Madame de Sévigné y goûte particulièrement la douceur de vivre ainsi que les promenades offertes par le parc de l’abbaye. Profondément attachée à ces lieux, elle aimera y venir jusqu’à la fin de sa vie.
À la mort de Christophe de Coulanges, en 1687, l’abbaye est confiée à l’ancien évêque de Nîmes, qui lui permet de continuer à s’y rendre. L’édifice passe ensuite entre les mains de Louis Sanguin, seigneur de Livry, puis de son fils Denis. Grand amateur de chasse, ce dernier occupe fréquemment l’abbaye, contraignant peu à peu Madame de Sévigné à y renoncer. Elle s’éteint finalement à Grignan, en Drôme provençale, en 1696.
Épisode 3/4 - Livry-Gargan ou … ?
La marquise de Sévigné a durablement marqué l’histoire de Livry-Gargan. Le souvenir de ce personnage illustre est resté profondément ancré dans le cœur des habitants.
En 1912, Livry changea de nom pour se distinguer des quatre autres Livry qui existaient en France dans le Calvados, dans la Nièvre et en Seine et Marne afin d’éviter les erreurs d’acheminement de courrier. Le nom choisi fut celui de Livry-Gargan, en référence à Louis-Xavier-Gargan, dont l’activité industrielle avait engendré la naissance d’un nouveau quartier éponyme.
Pourtant, à l’époque, cette décision fit de nombreux déçus chez les Livryens. Beaucoup auraient, en effet, préféré le nom de Livry-Sévigné, en référence à l’illustre marquise.
Programmation culturelle
Projection cinéma « Madame de Sévigné »
Le Centre Culturel Cinéma Yves Montand proposera la projection du film Madame de Sévigné d’Isabelle Brocard, offrant un regard sensible et contemporain sur cette grande figure littéraire.
- Samedi 7 février à 14h30
- Dimanche 8 février à 16h
Conférence littéraire autour des correspondances de Madame de Sévigné et d'autres auteurs
Le samedi 7 février à 18h à la médiathèque René Cassin, une conférence animée par Laurent Perreaux invitera le public à plonger dans l’univers des correspondances de Madame de Sévigné, mises en perspective avec celles d’autres auteurs, en lisant et en commentant des lettres pour plonger au cœur des sentiments et de leur intimité.
Lecture théâtralisée « Molière au Château » [complet]
Toujours le samedi 7 février, la soirée se poursuivra à 20h au Château de la Forêt, où les amateurs de théâtre et de littérature pourront assister à une lecture théâtralisée, dans une atmosphère intimiste et feutrée, faisant écho à l’œuvre et à l’esprit du Grand Siècle, cher à Molière. Réserver en ligne [complet]
Conférence dédiée à la vie culturelle au XVIIe siècle
Littérature, peinture, musique, arts de vivre… comment se déroulait la vie culturelle et artistique à l’âge classique ? Plongez dans le XVIIe siècle et découvrez l’art et la culture à l’époque du Roi Soleil et de la marquise de Sévigné. Le samedi 28 février de 18h à 19h à la Micro-Folie.



