Rencontre avec un agent au parcours atypique
Depuis quand travaillez-vous à Livry-Gargan ?
Je suis jardinier au service des Espaces verts de la Ville depuis quatre ans. Mon métier consiste avant tout à entretenir les parcs, les plantations et les différents espaces verts de la commune. Avant cela, j’ai travaillé pendant 34 ans dans l’aéronautique et l’aérospatial, principalement dans la mécanique générale. C’est un univers très différent de celui dans lequel j’évolue aujourd’hui.
Comment êtes-vous passé de l’aéronautique à l’apiculture ?
Après la période du Covid, j’ai ressenti le besoin de prendre du recul sur ma vie professionnelle. J’aimais mon métier, mais il avait beaucoup évolué avec l’informatisation. J’ai alors décidé de me reconvertir vers un métier plus proche de la nature car j’ai toujours adoré être à l’extérieur, être en contact avec la terre. J’ai passé un CAP jardinier-paysagiste, puis effectué un stage aux Espaces verts de la Ville.
Concernant le métier d’apiculteur, je me suis lancé progressivement. Cela faisait déjà plusieurs années que je me documentais sur le sujet grâce à des lectures et des vidéos. J’ai suivi une formation en apiculture biologique financée par la mairie. J’ai eu mes premières ruches personnelles en 2025 et je suis devenu référent apiculture de la Ville lors de l’installation des ruches municipales en avril 2026.
En quoi consiste ce travail au quotidien d’apiculteur ?
Entre mars et novembre, il faut surveiller régulièrement les ruches : vérifier la présence de la reine, contrôler la nourriture et s’assurer que la colonie se développe correctement. Il faut aussi surveiller les parasites, notamment le varroa, qui représente une menace importante pour les abeilles. L’hiver, les ruches sont laissées au repos. Les abeilles s’organisent seules pour maintenir la chaleur dans la colonie.
Qu’est ce qui vous passionne dans cet univers ?
Le monde des abeilles est extraordinaire. Tout repose sur le collectif et l’organisation de la colonie. L’apiculture m’a aussi appris la patience. On ne peut pas tout contrôler. Il faut savoir observer, revenir plus tard, s’adapter aux conditions météo et au comportement des abeilles.
Vous intervenez aussi auprès des enfants ?
Oui, j’anime des ateliers pour les classes de CM1 et CM2 afin de sensibiliser les élèves au rôle des abeilles et des pollinisateurs. C’est important de transmettre ces connaissances aux plus jeunes car ce sont les décideurs de demain.

