Dans Chastel ou le secret de la bestia, publié aux éditions Librinova, MK, auteur livryen, revient sur l’un des plus célèbres mystères de l’histoire de France : la Bête du Gévaudan. Il viendra échanger avec les lecteurs de la médiathèque René-Cassin le 7 novembre prochain, à l’occasion d’une rencontre autour de son premier roman.
La Bête du Gévaudan aurait-elle tué entre 100 et 300 personnes. Pourquoi cette histoire vous a-t-elle passionné ?
J’ai découvert cette histoire en primaire, dans un livre consacré aux mythes et légendes autour du loup. J’ai alors appris qu’en France, une histoire bien réelle avait terrorisé le royaume pendant plusieurs années. J’ai demandé à la responsable du CDI si elle était vraie. Elle m’a répondu : « Oui, c’est bien arrivé. » Cette révélation a nourri ma fascination pour les mystères historiques. En 2001, j’ai redécouvert cette histoire à travers Le Pacte des loups, de Christophe Gans. Le film m’a laissé sur ma faim et j’ai commencé à consulter les ouvrages consacrés à la Bête et les différentes hypothèses. Une amie m’a ensuite encouragé à écrire ma propre version. C’est ainsi qu’est né ce premier roman.
Pour ceux qui ne connaissent pas cette histoire, pouvez-vous raconter en quelques mots ce qu’est la Bête du Gévaudan ?
C’est un mystère réel qui a marqué la France entre 1764 et 1767. Dans cette région rurale, les habitants connaissaient parfaitement les loups. Pourtant, les témoins ne décrivaient pas clairement un loup, mais parlaient de « la bestia », la bête en occitan. C’est l’origine du titre de mon livre. L’animal aurait attaqué plus d’une centaine de personnes et résisté à de nombreuses battues. Des soldats et des chasseurs envoyés par Louis XV ont tenté de l’abattre sans succès. En 1765, François Antoine tua un animal présenté comme la Bête, mais les attaques reprirent. Le 19 juin 1767, Jean Chastel abattit un nouvel animal. Après cette date, les attaques cessèrent.
Combien de temps avez-vous consacré aux recherches avant de commencer à écrire ?
Un an et demi au minimum. J’ai exploré différentes pistes, étudié les travaux d’historiens et d’experts du loup, puis cherché à établir des rapprochements entre les différentes hypothèses.
Pourquoi avoir décidé d’utiliser vos initiales, MK, pour écrire ce livre ?
Ce n’est pas vraiment un pseudonyme : ce sont simplement mes initiales. C’est aussi un clin d’œil à J.K. Rowling, car j’aime beaucoup Harry Potter !
Vous êtes passionné par les mythes et les légendes. Votre prochain roman sera-t-il dans cet univers ?
Non. Avec la Bête du Gévaudan, j’ai voulu aller au bout de ma curiosité pour ce mystère. Mon prochain roman sera beaucoup plus contemporain et s’éloignera complètement de cet univers.
