Comment avez-vous découvert le swimrun ?
C’est mon cousin qui m’a proposé de participer à un swimrun à Biarritz en 2019. Il me connaissait sportif et surtout nageur, puisque j’avais pratiqué la natation et le water-polo au Club nautique de Livry-Gargan. À l’époque, je lui avais répondu que j’avais déjà du mal à courir cinq kilomètres ! J’ai finalement tenté l’expérience. Depuis, je suis devenu un grand fan de cette discipline.
Qu’est-ce qui vous plaît dans le swimrun ?
D’abord le défi sportif. Mais j’aime aussi beaucoup le partage : le swimrun se pratique principalement en binôme. On vit ensemble une épreuve exigeante, dans des paysages souvent magnifiques.
Comment vous entraînez-vous ?
Au plus fort de la préparation, nous faisions entre 40 et 60 kilomètres de course à pied et environ 12 kilomètres de natation par semaine. Nous alternons les séances de natation, les sorties longues, le travail d’intensité et l’endurance. Nous faisons aussi des entraînements spécifiques au swimrun.
Qu’est-ce qui est le plus difficile dans le swimrun ?
Ce sont changements entre la course et la natation sont particulièrement exigeants. Lorsque l’on sort de l’eau, il faut immédiatement se remettre à courir avec les jambes parfois très contractées, surtout lorsque l’eau est froide. Et lorsque l’on retourne dans l’eau après avoir couru, il faut à nouveau solliciter les épaules.
Vous avez participé au championnat du monde ÖTILLÖ en septembre. Comment s’est passée cette expérience ?
C’était un véritable ultra swimrun. Avec Wilfried Develter, nous avons parcouru environ 75 kilomètres, dont 65 kilomètres de course et 10 kilomètres de natation, à travers 26 îles de l’archipel de Stockholm. Nous avons terminé en 10h 35min 17s, à la 55ème place.
Quelques semaines plus tard, vous remportiez le SwimRun du Bassin d’Arcachon. Que représente cette victoire ?
Une immense joie et une grande fierté. Nous avons remporté le classement scratch hommes en 1h 49min 46s sur le format de 16,5 kilomètres. À 50 ans, gagner devant des concurrents plus jeunes fait aussi forcément plaisir !
Vous formez avec Wilfried le binôme des « Mojitos ». D’où vient ce nom ?
Wilfried était à l’origine un collègue de travail et pas du tout nageur. Je lui ai lancé le défi de faire un swimrun avec moi. Il s’est énormément entraîné en natation et, petit à petit, le projet est devenu plus ambitieux, jusqu’à envisager les championnats du monde. Un jour, nous en avons parlé autour d’un apéritif… avec des mojitos ! Le nom était trouvé.
Quel lien gardez-vous avec Livry-Gargan ?
Je suis un enfant de Livry-Gargan. J’y ai vécu près de 30 ans et j’ai commencé la natation très jeune au CNLG, avant de pratiquer le water-polo. J’ai également été formé comme maître-nageur et entraîné les jeunes du club. Mes parents et mes frères étaient eux aussi impliqués dans la vie du CNLG. J’ai énormément de souvenirs dans cette ville et au club. Même si je vis aujourd’hui ailleurs, je retourne régulièrement à Livry-Gargan et il m’arrive encore de venir m’y entraîner. C’est un endroit qui reste très important pour moi.
