En 2025, le 3919, numéro national d’écoute, d’information et d’orientation destiné aux femmes victimes de violences, a enregistré 108 241 appels, soit une hausse de 7,8 % en un an. Des chiffres qui témoignent de l’ampleur du phénomène et la nécessité de poursuivre la mobilisation.
« Depuis plusieurs années, la Ville mène des actions de prévention, de sensibilisation et d’accompagnement pour lutter contre les violences et renforcer la protection des victimes. Cet engagement repose sur l’implication des services municipaux et de nombreux partenaires. », précise Lise Choneau, conseillère municipale déléguée à la lutte contre les violences faites aux femmes.
Un événement pour ouvrir le débat
Premier temps fort d’un programme qui se développera tout au long de l’année, un ciné-débat est organisé le mercredi 25 novembre, à 19h30, au Centre Culturel Cinéma Yves Montand. À cette occasion le film L’Affaire Marie-Claire, avec Charlotte Gainsbourg et Cécile de France, sera projeté et suivi d'un temps d'échange et de réflexion avec les spectateurs.
En préalable à cette initiative, une campagne d’affichage contre les violences faites aux femmes a été déployée sur l’ensemble du territoire communal, pour renforcer la sensibilisation du public et faire connaître les ressources d’aide existantes.
Une démarche collective et durable
Comme le souligne Lise Choneau, « La Ville souhaite inscrire son engagement dans la durée, en développant des actions adaptées à tous les âges de la vie, en lien avec l’ensemble des professionnels mobilisés ».
Ainsi, des animations autour de l’égalité entre les femmes et les hommes seront proposées dans les accueils de loisirs, tandis que le service Jeunesse organisera, à chaque période de vacances scolaires, des temps de sensibilisation destinés à aider les jeunes à mieux comprendre les différentes formes de violences et les moyens de les prévenir. Par ailleurs, un travail étroit sera conduit avec une conseillère conjugale et familiale de la Protection maternelle et infantile (PMI), qui proposera d’intervenir auprès des collégiens de 4e et des lycéens. Les échanges porteront notamment sur les relations amoureuses, le consentement, les violences au sein du couple ou encore l’usage des réseaux sociaux. Un violentomètre sera mis à disposition dans les équipements municipaux accueillant du public.
« Cet outil permet d’aider chacun à repérer des comportements violents ou toxiques, parfois difficiles à identifier lorsqu’ils s’installent progressivement dans une relation », précise l’élue.
Le programme d’actions a vocation à s’étoffer au fil du temps, pour s’adapter au plus près aux réalités des Livryens.
Des dispositifs destinés à accompagner et protéger
Une intervenante sociale est présente au commissariat de Livry-Gargan, tandis qu’une juriste du Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles de Seine-Saint-Denis assure une permanence au Centre Municipal de Santé. En complément, une assistante sociale référente est disponible au Centre Communal d’Action Sociale. Dans les situations d’urgence, deux logements communaux, mis à disposition du Groupe ABRI, permettent d’accueillir temporairement des femmes victimes de violences conjugales.
