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Le 8 mars célèbrera la Journée internationale des droits des femmes. Sport, santé, visibilité dans l’espace public, actions de sensibilisation... À Livry-Gargan, l’égalité entre les sexes fait l’objet d’actions concrètes tout au long de l’année.

Si l’État demeure un acteur central de la lutte pour l’égalité femmes-hommes, la Ville entend pleinement jouer son rôle en réduisant les conséquences des inégalités persistantes. C’est dans cette optique qu’a été créée, en 2020, une délégation municipale dédiée à l’égalité femmes-hommes et à la lutte contre les violences faites aux femmes. 

Dans la continuité de cet engagement, la municipalité a signé en 2021 la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale. Cette charte appelle la Ville à élaborer et à adapter un plan d’actions précisant les objectifs et les mesures qu’elle compte mettre en oeuvre dans ce domaine. 

Enfin, en tant qu’employeur, la commune s’engage à garantir l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, à favoriser la mixité des métiers et à lutter contre les inégalités salariales. Formation des agents municipaux, promotion des droits des femmes : l’action de la collectivité s’inscrit dans une démarche globale et durable

Féminiser les espaces publics, un enjeu symbolique

En 2014, seules 2 % des rues françaises portaient le nom d’une femme. Face à ce constat, la Ville a entrepris la féminisation des noms de ses équipements publics. 

Lancé en 2018, le projet "Mon école s’appelle" visait à rétablir une forme de parité dans la dénomination des établissements scolaires. Les écoles avec une déclinaison en "2" ont ainsi été renommées en hommage à des figures féminines : Joséphine Baker, George Sand et Édith Piaf. Le nom de Florence Arthaud a également été attribué à l’école construite boulevard Gutenberg et, dans le même esprit, le Centre médico- social est devenu le Centre municipal de santé Simone Veil en 2019. 

À l’AMV, en 2021, la piste d’athlétisme a été dénommée Cassandre Beaugrand, en hommage à la triathlète livryenne médaillée d’or des Jeux de Paris 2024, et depuis 2023, le terrain synthétique porte le nom de la livryenne Marianne Mako, la première femme journaliste sportive à présenter une émission de football. Un choix qui traduit la volonté municipale de redonner toute leur place aux femmes, notamment dans le domaine du sport.

"En 2020, une délégation municipale dédiée à l’égalité femmes-hommes et à la lutte contre les violences faites aux femmes a été créée."

Encourager la pratique sportive féminine

Si le sport féminin gagne en visibilité et en reconnaissance, les femmes continuent de faire face à des inégalités et à des comportements sexistes. Dans la pratique amateur, l’accès à certaines disciplines reste parfois difficile. Pourtant, l’égalité passe aussi par le droit fondamental de pratiquer le sport de son choix. 

Convaincue de cet enjeu, la Ville soutient activement le développement du sport féminin. De nombreuses associations livryennes ont déjà ouvert la voie. À titre d’exemple, les clubs de football et de futsal ont créé des sections féminines afin de répondre à la demande croissante des habitantes et de favoriser une pratique sportive plus inclusive.

Sensibiliser dès le plus jeune âge aux rapports femmes-hommes

Parce que l’égalité se construit dès l’enfance, la Ville organise régulièrement des actions de sensibilisation à destination des plus jeunes. Des animations pédagogiques sont proposées dans les accueils périscolaires autour des relations filles-garçons, à travers des jeux et ateliers éducatifs. Des actions de prévention ont également lieu dans les collèges, abordant des thématiques telles que le consentement et le respect mutuel. 

Pour toucher un public plus large, la Ville s’associe chaque année à la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre, ainsi qu’à la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars. Elle manifeste symboliquement sa solidarité à travers des campagnes d’affichage. 

Pour cette édition 2026, la campagne met à l’honneur les femmes françaises pionnières. Nul doute que leur mise en lumière ne manquera pas d’inspirer une nouvelle génération, qui pourra trouver en elles des modèles pour affirmer davantage l’égalité entre les sexes. 

Violences faites aux femmes : un autre combat

À Livry-Gargan, la lutte contre les violences faites aux femmes se mène à tous les instants, tout au long de l’année. 
Parmi les actions menées, la Ville facilite l’accès à un logement social durable pour les victimes grâce à la convention "Un toit pour elle", en partenariat avec SOS Femmes 93 et l’Amicale du Nid 93. 

Depuis 2022, elle met également à disposition de l’association La Main Tendue deux logements communaux. 

Livry-Gargan est aussi devenue le premier observatoire communal des violences faites aux femmes du département. 

Enfin, afin de renforcer l’accueil et l’accompagnement des victimes, une intervenante sociale est présente au commissariat de police nationale, une permanence juridique du CIDFF* 93 est proposée chaque semaine au CMS et le Centre communal d’action sociale demeure pleinement mobilisé, affirmant ainsi la volonté de la Ville de lutter durablement contre ces violences. 

* Centre d'information sur les droits des femmes et des familles

En savoir plus

Des animations tout au long du mois de mars

À la médiathèque René Cassin : 

  • Du 10 au 31 mars - Pour tous les publics 
    Une sélection de livres adultes et jeunesse sera proposée par les médiathécaires pour mettre à l’honneur des figures féminines.
  • Mercredi 18 mars, à 15h30 - Pour les enfants de 6 à 9 ans 
    Conte spécial "Femmes pionnières", autour de la collection Petite & Grande, qui invite à découvrir des femmes ayant accompli des choses extraordinaires (1h). Inscription auprès de la médiathèque.
  • Mercredi 25 mars de 16 h à 17h30 - Pour les familles 
    Un atelier de jeux de société intitulé "Le jeu au féminin" mettant en lumière l’écriture inclusive dans les règles du jeu ainsi que les autrices et illustratrices de jeux de société. Inscription auprès de la médiathèque.

À la Maison de quartier Jacob

  • Vendredi 13 mars à 10h 
    Organisation d’un café-débat sur les droits des femmes : hier et aujourd’hui.
  • Vendredi 20 mars de 14h à 16h 
    Sensibilisation aux violences conjugales, organisée en partenariat avec la PMI et le Centre de santé Simone Veil, en direction des femmes.

Au cinéma Yves Montand

  • Dimanche 8 mars à 14h 
    Diffusion de Simone, le voyage du siècle d'Olivier Dahan (2h20). 
    Le portrait épique et intime de Simone Veil, une femme au parcours hors du commun qui a bousculé son époque.
  • Samedi 14 mars 
    Séance-débat avec l’assemblée citoyenne 
    Projection du film Diamant brut d’Agathe Riedinger. L’histoire de Liane, 19 ans, obsédée par la beauté et le besoin de devenir quelqu’un, qui voit en la télé-réalité la possibilité d’être aimée. Le film sera suivi d’un débat animé par l’assemblée citoyenne.

À la résidence Jean-Lebas

  • Du samedi 7 mars au mercredi 11 mars
    Exposition de l’association Les Contemporains 

7 portraits de femmes qui ont fait grandir l’histoire

La Ville a choisi de mettre en lumière « Les femmes françaises pionnières », dont les actions menées dans leurs domaines respectifs ont marqué l’histoire :

Femme de lettres et militante engagée pendant la Révolution française, Olympe de Gouges est l’une des premières à défendre publiquement l’égalité entre les femmes et les hommes. En 1791, elle publie la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne », un texte audacieux qui réclame l’égalité juridique, politique et sociale entre les sexes. Elle y affirme que les femmes doivent pouvoir voter, être élues et accéder aux mêmes droits que les hommes. Engagée également contre l’esclavage et pour la justice sociale, Olympe de Gouges paie son engagement de sa vie et est guillotinée en 1793. Son combat, longtemps ignoré, est aujourd’hui reconnu comme fondateur dans l’histoire des droits des femmes et de l’égalité citoyenne.

Louise Michel est l’une des figures les plus emblématiques de la Commune de Paris de 1871 et de l’histoire sociale française. Institutrice de formation, elle croit profondément au rôle de l’éducation comme levier d’émancipation et d’égalité. Engagée aux côtés des communards, elle participe activement à la défense de Paris et soutient un projet de société fondé sur la justice sociale, la solidarité et l’égalité entre les femmes et les hommes. Après l’écrasement de la Commune, elle est arrêtée puis déportée en Nouvelle-Calédonie, où elle continue à enseigner et à défendre les populations locales. De retour en France, elle poursuit son engagement politique et social jusqu’à la fin de sa vie. Louise Michel reste aujourd’hui un symbole fort de courage, de résistance et de fidélité à ses idéaux.

Scientifique d’exception, Marie Curie a profondément marqué l’histoire de la recherche et de la science moderne. Née en Pologne, elle s’installe en France pour poursuivre ses études et s’impose dans un milieu scientifique alors presque exclusivement masculin. Avec Pierre Curie, elle mène des travaux pionniers sur la radioactivité, un domaine encore inconnu à l’époque. Elle reçoit en 1903 le Prix Nobel de physique, devenant la première femme récompensée, puis en 1911 le Prix Nobel de chimie, une distinction unique qui fait d’elle la seule femme à avoir obtenu deux Prix Nobel dans deux disciplines scientifiques différentes. Son engagement ne se limite pas à la recherche : durant la Première Guerre mondiale, elle participe activement à l’organisation de services de radiologie mobile pour soigner les blessés. Marie Curie incarne l’excellence scientifique, la persévérance et le progrès au service de l’humanité.

Médecin et chirurgienne, Suzanne Noël est une pionnière de la chirurgie reconstructrice et esthétique en France. Pendant la Première Guerre mondiale, elle met son expertise au service des soldats gravement blessés au visage, appelés les « gueules cassées ». Grâce à ses innovations techniques et à son approche humaine, elle contribue à restaurer non seulement l’apparence, mais aussi la dignité et la confiance de nombreux blessés. Première femme à exercer pleinement dans ce domaine, elle s’engage également pour la reconnaissance des femmes dans la médecine et dans la société. Fondatrice de clubs féminins internationaux, Suzanne Noël défend l’indépendance, l’émancipation et la solidarité entre les femmes. Son héritage médical et social demeure une source d’inspiration.

Adrienne Bolland est l’une des grandes figures féminines de l’aviation française du XXᵉ siècle. Elle obtient son brevet de pilote en 1920, à une époque où très peu de femmes accèdent à ce domaine encore expérimental et largement masculin. Passionnée et audacieuse, elle se distingue rapidement par son sang-froid et sa maîtrise du pilotage. Le 1ᵉʳ avril 1921, elle entre dans l’histoire en devenant la première femme à traverser seule la Manche en avion depuis la France, malgré des conditions météorologiques difficiles et des moyens techniques rudimentaires. Cet exploit spectaculaire lui vaut une reconnaissance internationale et contribue à faire évoluer le regard porté sur les femmes dans les métiers de l’aviation. Adrienne Bolland incarne la liberté, le courage et la capacité des femmes à repousser les limites imposées par leur époque.

Simone Veil est une figure majeure de la vie politique française et européenne. Déportée à l’âge de 16 ans dans les camps de concentration nazis, elle survit à l’horreur de la Shoah et fait de cette épreuve un moteur pour son engagement futur. En tant que Ministre de la Santé, elle porte avec courage, en 1974-1975, la loi dépénalisant l’interruption volontaire de grossesse. Ce débat historique, mené dans un contexte très tendu, marque une avancée essentielle pour les droits et la santé des femmes. Simone Veil poursuit ensuite son engagement en devenant la première femme présidente du Parlement européen, œuvrant pour la paix, la mémoire et la construction européenne. Son parcours est un exemple de résilience, de dignité et de service public.

Avocate, écrivaine et militante féministe, Gisèle Halimi a consacré sa vie à la défense des droits humains et à la lutte pour l’égalité. Dès le début de sa carrière, elle choisit de défendre les causes difficiles, s’engageant notamment contre la torture pendant la guerre d’Algérie. Dans les années 1970, elle devient une figure majeure du combat pour les droits des femmes en France. Son rôle est déterminant lors du procès de Bobigny en 1972, où elle défend une jeune fille poursuivie pour avoir avorté, contribuant ainsi à faire évoluer le débat public. Co-fondatrice du mouvement « Choisir la cause des femmes », signataire du Manifeste des 343, Gisèle Halimi a marqué l’histoire par son courage, son éloquence et sa détermination à faire progresser la justice et les libertés fondamentales.

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